La duchesse se Cultive!

La Duchesse se Cultive … Lille 3000 : Renaissance – Rio!

RIO fini

 

 Weekend spécial RIO du 09 au 15 Décembre 2015 !

Bonjour,

Comme vous le savez déjà, Lille 3000 : Renaissance a commencé fin Septembre et continue jusqu’au 17 Janvier 2016 !

Durant plusieurs weekends, les villes clefs de Renaissance seront mises en avant. Cela a commencé par DETROIT en Septembre, SEOUL en Octobre puis EINDHOVEN en Novembre et à l’approche de Noël, c’est au tour RIO du 9 au 15 Décembre 2015 !

Favela-Painting-Santa-Marta

Le Brésil est un pays de contrastes où la richesse extrême côtoie la grande pauvreté. Rio de Janeiro, mégalopole de 18 millions d’habitants, attire le monde entier autour de son pain de Sucre, de ses belles plages ou à l’occasion du traditionnel carnaval. Elle était la capitale du Brésil jusqu’à la construction de Brasilia en 1960, et chacun de ses quartiers a une âme et un nom qui raisonne dans l’imaginaire collectif tels que les « ruelles tortueuses et bohèmes de Santa Teresa, ambiance sélecte et chic d’Ipanema et Leblon, populaire et touristique de Copacabana ou encore impénétrable et codée dans les nombreuses favelas qui ne cessent de s’étendre et regroupent plus de 20% de la population. »

En illustration, je vous propose de regarder ce petit film qui retrace les splendeurs de cette ville via la vidéo institutionnelle nommée RIO 2016.

Lors de la coupe du monde de 2014 et des manifestations des opposants nous avons pu voir clairement que les beaux clichés relayés par les institutions sont loin de la réalité locale et des forts contrastes sociaux qui sévissent. La préparation des JO de 2016 sera l’occasion d’une nouvelle vitrine pour cette ville et pour le pays d’une manière générale où les politiques de Lula n’ont malheureusement pas réussi à limiter les disparités sociales.

En effet, le Brésil fait partie des économies émergentes : une économie qui s’industrialise, des exportations en hausse vers les marchés occidentaux, une population qui entre de plain-pied dans la société de consommation, et qui, surtout, s’urbanise.

Bresil_2014

Petite note culture du citizenpost sur les origines des favelas et les raisons du déclin actuel :

Le terme de favela a des origines militaires. […] En 1881, 20 000 anciens combattants sont relogés sur les pentes de la ville de Rio de Janeiro. En hommage aux événements guerriers qu’ils ont vécus, ils décident de baptiser leur quartier du nom de leur ancien campement sur la Morro de la Favela.

Dès le début du Xxe siècle, sous la pression des États européens et des États-Unis, et en pleine vague de colonialisme, le Brésil est contraint de s’ouvrir à la concurrence mondiale, et se spécialise dans la production de denrées coloniales (café, coton…). Les grands ports, dont celui de Rio de Janeiro, se développent alors considérablement, attirant alors de la main-d’œuvre agricole venant des campagnes. Les autorités locales n’ont su prévoir l’important exode rural, et laissent se développer autour du quartier de Favela des habitats ouvriers informels. Les favelas sont nées.

[…] Au début du Xxe siècle, les favelas de Rio suscitent l’admiration des élites européennes [et décrivent] un quartier charmant et pittoresque,  assimilé au Carnaval, au folklore brésilien, et à une certaine vie de quartier.

Le retournement de situation se produit à l’issue de la Seconde Guerre mondiale. Dans un contexte global où les échanges mondiaux augmentent de façon exponentielle, et sur l’impulsion du régime autoritaire de l’époque, le Brésil s’industrialise. […] À Rio, faute de logements, les ruraux s’installent en masse dans les favelas existantes.  […] Les favelas sont accusées de dénaturer l’image de Rio de Janeiro. En effet, de par leur isolement géographique – les favelas sont situées sur des pentes inaccessibles en transport en commun – et de par la situation d’extrême pauvreté y régnant – les favelados occupant des emplois dévalorisants et peu rémunérés – , combiné au mépris des autorités brésiliennes à leur égard, se développent des activités liées à l’économie souterraine : trafics de drogue, prostitution, constitution de gangs, etc… Ces activités souterraines, informelles et illégales se développent d’autant plus que les autorités brésiliennes mènent à l’encontre des favelas une politique discriminatoire et stigmatisante. Les favelados font l’objet d’un comptage administratif à part, ne peuvent bénéficier d’aide sociale, et sont ignorées par la planification urbaine, tandis que le reste de la ville formelle continue à s’étendre.

http://www.education-et-numerique.org/les-contrastes-urbains-au-bresil-geographie-quatrieme/
Favela de Santa Marta

Depuis les années 80/90 et l’arrivée du président travailliste Lula au pouvoir, le Brésil semble redécouvrir ses favelas et développe de grands chantiers de rénovation , d’aides sociale et de raccordement de celles ci au réseau urbain  (téléphérique de l’Allemand).

Certains de ces favelas restent des zones de non droit, connues pour ses trafiquants de drogue et ses assauts policiers musclés, avec des conditions de vie très difficiles (peu de raccordement à l’eau courante ou l’électricité) et une grande pauvreté de son million d’habitant qui a finalement développé sa propre culture et identité.

Tandis que d’autres de ces bidonvilles pacifiés surfent sur la « Favela hype » et deviennent des lieux de villégiature des bobos et touristes branchés, à l’image du luxueux hôtel Mirante do Arvrão trônant au sommet de Vidigal, qui affichent une magnifique vue sur l’océan. Ces favelas pacifiées ne faisaient pas partie des plus dangereuses mais étaient sur le trajet officiel pour rejoindre les principaux sites qui accueilleront la coupe du monde et les JO.  Bien sûr cela crée une hausse incroyable du prix au m² comme par exemple dans les quartiers Leblon ou Ipanema qui rivalisent désormais avec le marché parisien : entre 7.000 et 8.500 euros le mètre carré pour des produits souvent médiocres.  D’ailleurs d’après une étude, les prix augmentent de 50 euros dans les favelas soixante-douze heures après l’installation de l’unité de police de pacification (UPP).

C’est donc une gentrification massive, c’est à dire l’embourgeoisement qu’ont connu toutes les grandes villes européennes, qui sévit maintenant à Rio. A ce sujet je vous recommande l’article complet du JDD à ce sujet.

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hôtel Mirante do Arvrão trônant au sommet de Vidigal

 

Dans ce contexte, amis Lillois, vous pouvez clairement voir que Rio suit de près ce que nous avons connu dans notre belle ville des Flandres avec pour simple exemple le changement incroyable opéré en 20 ans dans le vieux lille ! Maintenant, comment découvrir de plus près cette belle ville de Rio sans prendre l’avion ? Suivez le guide ….

  1. Allez voir (si ce n’est déjà fait) l’exposition gratuite CARIOCAS à la maison Folie de Wazemmes Puis allez danser au bal CARIOCAS BRASIL Afro Funk
  2. Profitez de conférences et concerts (toujours gratuits) à St So
  3. Faites un tour au marché de Noël place Rihour qui prendra les couleurs de Rio
  4. Visionnez un des nombreux films proposés par le Majestic dans la cadre de ce weekend spécial
  5. Customisez et faites vos cadeaux avec une petite touche de Samba à la MF de Wazemmes

Le catalogue des événements est bien sûr disponible sur le site de Renaissance !

Amusez vous bien … avant de finir en beauté cette saison de festivités avec PHNOM PENH du 06 au 12 Janvier 2016 !

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